La sensibilisation scolaire, levier clé de la sobriété énergétique des collectivités
La sensibilisation scolaire, levier clé de la sobriété énergétique des collectivités
La sobriété énergétique s’impose aujourd’hui comme un levier incontournable pour les collectivités territoriales. Face aux impératifs climatiques, budgétaires et réglementaires, les communes, départements et régions doivent repenser leur gestion énergétique, en particulier dans leurs bâtiments publics, qui constituent souvent les postes de consommation les plus importants(1). Parmi ces bâtiments publics, les bâtiments scolaires sont les premiers consommateurs d’énergie.
Si la rénovation des bâtiments publics est indispensable, elle ne suffit pas à elle seule. La sobriété s’impose en effet comme une approche complémentaire, nécessaire pour éviter les effets rebonds (soit le phénomène d’annulation ou de diminution des gains d’efficacité énergétique par des biais comportementaux ou organisationnels). La sobriété repose d’abord sur la priorisation des besoins essentiels, à l’échelle individuelle comme collective. Cela implique des changements volontaires, mais aussi organisés, dans nos comportements et nos modes de vie. Dans ce contexte, la sensibilisation des usagers, et notamment des élèves, devient un levier stratégique.
L'enjeu de la sobriété énergétique pour les collectivités
Pour les collectivités territoriales, la sobriété énergétique répond à un double impératif : réduire l’empreinte environnementale de leur patrimoine et maîtriser des dépenses énergétiques en forte hausse. L’enjeu est de taille face au parc immobilier ancien et énergivore, tout particulièrement au sein des bâtiments scolaires.
Le constat : un parc immobilier vieillissant
En France, les bâtiments publics couvrent 380 millions de m², dont 280 millions sont sous la responsabilité des communes(2). Une part importante de ce parc, environ la moitié, date d’avant 1975, ce qui se traduit par des performances énergétiques très insuffisantes.
Les collectivités sont soumises à une obligation de résultat en matière de réduction des consommations énergétiques du parc tertiaire, notamment via l’objectif 2050 du décret tertiaire : à l’horizon 2050, c’est une diminution de 60 % qui est attendue par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2022, avec des objectifs intermédiaires (– 40 % en 2030 et – 50 % en 2040)(3). Un défi majeur pour les collectivités, confrontées à des contraintes financières et techniques.
Photo de Antoine Gravier sur Unsplash
En France, les bâtiments publics couvrent 380 millions de m², dont 280 millions sont sous la responsabilité des communes(2). Une part importante de ce parc, environ la moitié, date d’avant 1975, ce qui se traduit par des performances énergétiques très insuffisantes.
Les collectivités sont soumises à une obligation de résultat en matière de réduction des consommations énergétiques du parc tertiaire, notamment via l’objectif 2050 du décret tertiaire : à l’horizon 2050, c’est une diminution de 60 % qui est attendue par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2022, avec des objectifs intermédiaires (– 40 % en 2030 et – 50 % en 2040)(3). Un défi majeur pour les collectivités, confrontées à des contraintes financières et techniques.
Photo de Antoine Gravier sur Unsplash
Les bâtiments scolaires, premiers consommateurs d’énergie des communes
Parmi les bâtiments publics, les établissements scolaires se distinguent par leur forte consommation. 64 000 établissements scolaires sont concernés par le défi de la rénovation des écoles(4).
D’après une étude d’Akéa Energies(5), ils représentent près de 30 % de la consommation énergétique totale des communes, dépassant largement les équipements sportifs (16,7 %), les mairies (16,4 %) et les infrastructures culturelles (10 %).
En 2023, la consommation moyenne par élève s’élevait à 1 145 kWh/an, soit environ 180 € par an en coûts énergétiques et d’eau(5).
Au-delà des chiffres, ce sont les conditions de vie des élèves et du personnel qui sont impactées : froid en hiver, chaleur excessive en été, des situations qui compromettent à la fois le confort et la qualité pédagogique. 68 % des parents disent que leur enfant a déjà ressenti un inconfort à l’école : trop chaud, trop froid, mauvaise isolation ou locaux vieillissants(6).
64 000
établissements scolaires concernés par le défi de la rénovation des écoles
30%
de la consommation énergétique totale des communes provient des bâtiments scolaires
68%
des parents disent que leur enfant a déjà ressenti un inconfort à l'école
La stratégie globale de la sobriété énergétique portée par ACTEE
Face à l’ampleur des enjeux énergétiques, ACTEE défend une approche globale de la sobriété, qui ne se limite pas à la seule rénovation des bâtiments. Selon une étude sur les plans de sobriété(7), menée par ACTEE auprès des collectivités, réduire durablement les consommations suppose d’agir à toutes les étapes : mieux connaître son patrimoine, structurer une gouvernance adaptée, mobiliser les agents et les usagers, et accompagner les changements de pratiques.
Une sobriété intégrée aux stratégies patrimoniales des collectivités
Pour ACTEE, la sobriété énergétique est le premier levier à actionner pour diminuer les consommations, en amont ou en complément des travaux. Elle repose sur une meilleure adéquation entre les usages, les besoins réels et le fonctionnement des bâtiments.
La sobriété s’inscrit dans des temporalités multiples. Les plans de sobriété de 2022 illustrent notamment une réponse à des situations de tension. Mais parce qu’elle touche directement à nos organisations collectives, la sobriété doit être pensée de manière structurelle et dans la durée. Car pour devenir un levier durable de la transition énergétique, elle doit s’appuyer sur des bases solides, tant organisationnelles que techniques.
L’étude sur les plans de sobriété des collectivités(7) menée par ACTEE, souligne l’importance, pour les collectivités, de disposer d’une connaissance fine de leur parc immobilier et de leurs consommations : suivi énergétique, plannings d’occupation, outils de pilotage et ressources humaines dédiées, comme les économes de flux. Cette base permet d’identifier les gisements d’économies rapides, d’ajuster les réglages (chauffage, ventilation, éclairage) et de prioriser les actions.
La sobriété s’inscrit dans des temporalités multiples. Les plans de sobriété de 2022 illustrent notamment une réponse à des situations de tension. Mais parce qu’elle touche directement à nos organisations collectives, la sobriété doit être pensée de manière structurelle et dans la durée. Car pour devenir un levier durable de la transition énergétique, elle doit s’appuyer sur des bases solides, tant organisationnelles que techniques.
L’étude sur les plans de sobriété des collectivités(7) menée par ACTEE, souligne l’importance, pour les collectivités, de disposer d’une connaissance fine de leur parc immobilier et de leurs consommations : suivi énergétique, plannings d’occupation, outils de pilotage et ressources humaines dédiées, comme les économes de flux. Cette base permet d’identifier les gisements d’économies rapides, d’ajuster les réglages (chauffage, ventilation, éclairage) et de prioriser les actions.
Les dispositifs ACTEE : un accompagnement opérationnel vers la sobriété
Pour traduire cette vision en actions concrètes, ACTEE propose aux collectivités un ensemble de dispositifs opérationnels et financés, conçus pour structurer et déployer des démarches de sobriété énergétique.
Les concours ACTEE CUBE constituent un levier majeur. Déployés depuis 2021, ils accompagnent les collectivités dans la mise en œuvre de plans d’actions combinant suivi des consommations, optimisation des usages et sensibilisation des occupants. Plusieurs déclinaisons existent dont :
- ACTEE CUBE Écoles, centré sur la mobilisation des élèves et des équipes éducatives dans les écoles ;
- ACTEE CUBE.Scolaires, dédié à l’accompagnement des collectivités sur leur patrimoine scolaire (collèges et lycées) ;
- ACTEE CUBE Ville, pour les bâtiments publics hors scolaires.
Ces dispositifs permettent aux collectivités de bénéficier d’outils pratiques, de formations pour les agents, d’un suivi des consommations et d’un cadre motivant pour engager les usagers autour d’objectifs communs.
Plus largement, ACTEE soutient les collectivités à toutes les étapes : ingénierie en amont, structuration de la gouvernance, animation de réseaux d’économes de flux, mise à disposition de ressources et retours d’expérience. Cette approche globale vise un objectif clair : faire de la sobriété énergétique un projet collectif, durable et pleinement intégré aux politiques publiques locales.
Sensibiliser et mobiliser les usagers : un levier clé de la performance durable
La sensibilisation au cœur de la démarche
La communication, la pédagogie et la concertation collective sont des leviers puissants pour mobiliser, créer de l’adhésion et inscrire durablement les bonnes pratiques. C’est ce travail qui permet, au-delà de simples consignes, de faire émerger une véritable culture commune de la sobriété.
À l’inverse, lorsque les mesures sont imposées sans dialogue, « à coups de marteau », elles rencontrent souvent des résistances, voire des rejets. Et dans ce cas, la sobriété n’est pas perçue comme un projet collectif porteur de sens, mais comme une contrainte supplémentaire.
La sensibilisation et la concertation collective des agents, des élèves, des équipes pédagogiques et des autres usagers des bâtiments sont donc au cœur de la démarche. Elles permettent de lever plusieurs freins identifiés par les collectivités : acceptabilité des actions de sobriété, appropriation des changements et pérennisation des résultats dans le temps.
Dans les bâtiments scolaires en particulier, la sensibilisation joue un rôle double : elle contribue à réduire les consommations à court terme et participe à la formation de citoyens plus attentifs aux enjeux énergétiques. En faisant des élèves des acteurs de la sobriété, les collectivités ancrent ces pratiques dans la durée, bien au-delà de l’enceinte scolaire.
Ecopousse par ACTEE : former les élèves pour ancrer durablement les écogestes


C’est dans cette logique que s’inscrit le programme Ecopousse par ACTEE. Déployé dans les établissements scolaires, il vise à sensibiliser les élèves aux enjeux de la sobriété énergétique à travers des actions pédagogiques concrètes et adaptées à leur quotidien.
En 2024-2025, 86% des familles et 85% des enseignants estiment que leurs enfants éteignent la lumière lorsqu’ils quittent la pièce ou que la lumière est suffisante(8). En faisant des élèves des acteurs de la transition écologique et des ambassadeurs auprès de leur famille, Ecopousse par ACTEE contribue à ancrer les bons réflexes dans la durée. Après la 1ère année de déploiement du programme, 1 famille sur 5 est passée à l’action et a adopté certains écogestes grâce au programme de sensibilisation(8).
Ce dispositif de sensibilisation complète pleinement l’accompagnement des collectivités par ACTEE dans leurs démarches et investissements techniques au sein de leur patrimoine scolaire.
La sobriété, un projet concret et collectif
Dans une politique énergétique territoriale, sobriété et efficacité sont complémentaires. La sobriété constitue souvent la première brique de réflexion, car elle permet de questionner nos besoins. Les écoles, fortement consommatrices, sont un levier prioritaire.
En sensibilisant élèves et équipes éducatives, les collectivités réduisent leurs consommations tout en ancrant des pratiques durables. Des programmes comme Ecopousse par ACTEE s’inscrivent dans cette dynamique, en faisant de la sobriété un projet concret et collectif.
Sources :
- L’énergie dans les bâtiements
- Livre blanc ACTEE p.6
- Livre blanc ACTEE p.7
- Baromètre de la rénovation des écoles par la Banque des territoires.
- Etude Akea Energies : quel est le bilan énergétique du parc scolaire Français
- Sondage Opinion Way pour ACTEE, avril 2025
- Etude sur les plans de sobriété des collectivités, hiver 2022-2023
- Résultats de l’enquête nationale d’évaluation 2024-2025
Vous souhaitez en savoir plus sur le programme ?
Découvrez les différentes thématiques abordées par notre programme et engagez votre collectivité dans une démarche écologique active, alignée avec les objectifs de développement durable.
Le programme est porté et financé à 80% par ACTEE, acteur majeur de la rénovation énergétique auprès des collectivités, qui a confié la mise en œuvre d’Ecopousse à ecoco2, expert de la sensibilisation auprès des scolaires.

